Quand j'ai eu mal

C’était un vendredi soir…

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Il y’a eu cette alerte de tweet, la lecture de celui-ci et la recherche d’infos.

Il y a eu cette télé que l’on a allumé

Il y a eu les  » infos »

Il y a eu l’habituelle réaction de déni… De non, ce n’est pas possible… Ce  » encore »? Ce  » déjà » ?

Il y a cette envie de comprendre, mais que sommes nous? Qui sommes nous pour prétendre…

Il y a eu ce… Mais comment est-ce possible d’utilisé ce « d’habitude, il font pas ça… » On en est là…

Puis j’ai fermé les yeux, c’est bien plus facile… De ne pas se sentir concernée.

Puis il y a eu le réveil et les 48h de recherche, ne pas pouvoir resté sans savoir…

On m’apprends que tu étais au Bataclan

Il y a ma blonde, et tout ces appels, ces recherches, ces idées…

Et l’espoir jusqu’au bout.

Elle était là, à entendre mon âme, sans que je parle.

Elle était là, à verbalisé mes pensées…

Puis la sentence…

Tu as bel et bien tiré ta révérence

Puis, il y a eu ce voyage dans le passé, quand j’ai eu ta maman.

Sa voix, cette façon si douce de parler, elle m’avait tant manqué

On a parlé, on s’est souvenue, elle m’a raconté un peu…

Tu laisse une veuve et une orpheline de père… Je les sais très entourées.

Je n’ose pensée à leur douleur, à cette injuste épreuve de vie.

Tu vas veiller n’est-ce pas?

J’ai écouté les B.O de nos jeunes années, j’ai chanté, crier , pleurer…

Puis je me suis remémorée… La plus pars de nos souvenirs, ne sont que des rires.

On a été les meilleurs amis pendant des années

On en a des pas beau aussi, on expérimente quand on grandi…

C’est grâce à ça que l’on a appris

Je garde en tête ta silhouette qui danse,qui saute partout.

Tu hurlais sur Pearl Jam comme un fou, ce groupe dont tu étais tellement fan

Les concerts où on a été.

Ta culture musicale et cinématographique  et tout ce que tu m’a fait découvrir

Notre été au Portugal où on a tellement ri qu’on finissais par ne plus se parler… Trop mal à la mâchoire

Tous les gros mots que tu as appris au groupe d’amies, qui me parlaient de toi, chaque fois que j’y retournais…

Encore cet été on s’est remémorer ces vacances de folie!

Et non, elles ne t’ont jamais oublié!

Les discussions et les débats… Et surtout les  » Mmmm… Nan, j’suis pas d’accord » de principe…

Pearl Jam encore et toujours…

Nos tatouages aussi, je me suis souvenue qu’on les a fait ensemble

Et que tu m’a offert le mien avec le troisième de l’équipe…

Comme quoi, c’était une bonne idée.

Et puis le personnage, ton aura, ton regard si expressif!

Comme le disait ma Claire ce matin, on avait envie de te compter parmi les amis.

Voilà… J’espère que de là où tu es tu as pu lire ces mots rapidement…

Puis repartir vite, vite auprès de tes amours chéries.

Tu deviens alors, l’ange gardien…

Comme dans la cité des anges.

Tes faux airs de Nicolas Cage

 

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