Quand j'ai eu mal

Par soi-même…

Comprendre ou prendre conscience de quelque chose chez soi, dans son moi profond qui nous semble étrange, que l’on ne comprend pas, que l’on n’arrive pas a exprimer sans pleurer. C’est dur.

Hier soir, je ne sais absolument pas pourquoi, comme si mon inconscient travaillais depuis des mois sans me prévenir,  et qu’il avait décider de lâcher ça d’un coup.

Hier, soir je me suis souvenue pour la première fois, depuis des années de la douleur ressentie lorsqu’on me frappais, pas la douleur morale, pas celle de l’humiliation, non,celle de la peau et des muscles. Je me suis souvenue que les parties où la peau était rouge, et où j’avais la sensation que mon coeur battais et bien a cet endroit là, la peau était plus douce et plus chaude aussi

Je me suis souvenue de ces sortes de courbatures sur le corps aussi, je me suis souvenue de cette nuit ou quand j’avais pas encore 9 ans, j’ai eu si mal et si peur que suite a toutes ces douleurs, je regardais la fenêtre et pour la première fois de ma vie, j’ai eu envie de mourir et j’ai hésiter a sauter, mais c’était pas assez haut, et j’ai pas été courageuse. J’ai tellement pleurer et j’ai tellement trembler que je ne contrôlais plus mes jambes, et puis je me suis fait pipi dessus, et on m’a laisser dedans et seule pendant quelques heures. Puis j’ai été me coucher comme ça. J’avais retenue de cette soirée les coups de talon charles jourdan, les cris et les menaces comme  » je t’ai mis au monde, j’ai le droit de vie et de mort sur toi, si je te tue, personne ne viendra rien me dire ni me demander, je ne serais jamais punie »et autres jolies phrases d’une mère a sa fille. Mais j’avais oublié la douleur de la nuit, je m’endormais, puis si je bougeais  les douleurs se ravivaient. Mais malgré ça, il y avait une sorte de soulagement chez moi, je savais que c’était fini pour un moment, elle continuerais de m’ignorer, je continuerais de tout faire pour être aimé, elle continuerait de m’humilier. Mais je n’allais plus être dans cette angoisse de me reprendre une « raclée bien mériter »  Je savais que pendant quelques jours je serais tranquille.

Ce qui m’a terrorisée hier, c’est que cette sensation me manquait, j’ai compris hier que je ne m’en étais jamais remise,j’ai compris hier que je vivais dans cette crainte perpétuelle de servir de puching ball.J’ai épousé quelqu’un qui n’est pas violent. Et  parfois, je me demande pourquoi lorsqu’il est en colère contre moi, il ne fait la même chose.Comme si c’était un moyen de communication possible pour que je finisse par bien comprendre, car c’est souvent ce que répète ceux qui frappent  » Comme ça tu comprendra ». Pourtant mon père n’a jamais touché un cheveu de ma mère, il n’est absolument pas violent. Il n’y avait pas ce genre de scene a la maison.

Cela fait des années que je n’ai pas eu a affronter une telle situation,  elle ne s’est « déchargée » sur moi qu’une dizaine de fois en trois ou quatre ans. Malgré toute la peur et la terreur, j’ai la force et le culot de protéger mon frère et de menacer notre mère avec un  » si tu le touche, je le prend sous le bras, je vais a la police et je n’aurais plus peur de dire ce que tu fais, car on sera deux! » Il n’avait que 3 ans lui…
Je ne comprend pas pourquoi si longtemps après, je me suis souvenue hier soir des sensations douloureuse de la peau, de ces marques rouge plus douce et plus chaudes, de ce soulagement après avoir autant pleurer.

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