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Une association, parmis tant d’autres…

J’ai voulu l’an dernier faire quelque chose pour autrui…  J’avais ça en tête depuis tant d’années! Le soucis, c’est que j’étais persuadée que je ne saurais rien faire et que donc, je ne serais utile en rien ( rapport a l’adolescence, l’éducation, l’estime de soi etc… ) Puis avec trois enfants, on fini par avoir de ‘l’assurance dans certains domaines.
C’est ainsi que j’ai décidé d’adhérer a une asso, et m’occuper  d’enfants. Malheureusement et pour des raisons qui m’échappent terriblement le personnel soignant a l’air très hostile a notre présence, cela empire avec le temps… Je n’ai jamais été les déranger, jamais rien dit… Discrétion absolue!

J’en viens a les juger, et a être très déçue du comportement qu’elles peuvent avoir, je m’en veut d’avoir un apriori si négatif, mais c’est difficile! Pourtant elles ont un métier qui explique bien des choses… Mais pas celui d’ignorer autant l’être humain lorsque son métier et de les soigner… Si çe se trouve c’est juste un grand ras le bol, des moyens qui ne leurs suffisent plus? Pas de possibilités de changement…

Du coup, on me place sur un nouveau projet, qui je pense va être une torture… Intervenir dans les pouponnières, là ou le personnel fait en sorte que les enfants ne s’attache pas, c’est avant tout pour que ces petits ne souffrent pas par la suite.  Je me suis souvenue du livre a corps et a cris de Caroline Eliacheff que j’avais lu il y a quelques années, il m’avait permis de mieux appréhender certaines situations. Il m’avait fait l’effet  » arrachage de tripes » J’avais découvert un monde,tout d’abord, la capacité d’un tout petit a sentir son environnement, l’effet magique de certains mots.

Comprennent-ils si tôt? Développe t-ils un sixième sens? Peut-on leur apporter de l’amour ponctuellement sans les faire souffrir? Pouvons-nous nous permettre de les frustrés?  Car comme il a été dit pendant cette fameuse réunion sur la pouponnière,  » la frustration, c’est ne plus avoir quelque chose que nous avons eu, et que nous espérons avoir a nouveau » cette phrase a été dite en réponse a une question sur le sentiment de manque d’amour  » S’il n’a pas connu ça jusqu’a présent, en ressens t-il réellement le manque? »

Ce poser ces questions, puis se sentir démunie, se concentré sur les siens et prier.

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Une réflexion au sujet de « Une association, parmis tant d’autres… »

  1. En clair, vaut t’il mieux une dépression anaclitique ou un hospitalisme…
    Voir les travaux de René Spitz sur le sujet.

    Je pense tout de même que le plus grand problème des bébés privés d’affection n’est pas la frustration (qui est même une une étape importante de la construction de l’être) mais le manque d’affection en lui même (problématique commune aux phénoménes de dépression anaclitique et d’hospitalisme).

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